PETITE HISTOIRE DU NEGOCE | FR

En Inde, le diamant était connu depuis la haute antiquité, le Mahabaratta (mythologie hindoue) parle du diamant 1500 ans avant Jésus-Christ. C’est par les fleuves et par la mer que les anciens pouvaient être en communication avec l’Extrême Orient, les marchands maritime portèrent en Étrurie (actuellement Toscane et Ombrie), les premiers diamants.

A la fin du 15e siècle, le déclin de Bruges, comme ville portuaire, s’accompagna de celui de son activité diamantaire qui passa à Anvers en pleine expansion grâce à l’activité de son port. Cette activité n’allait pas cesser de croître, à la suite de la découverte par Vasco de Gama d’une liaison maritime directe avec les Indes. Vasco de Gama arrive sur les côtes Indiennes de Malabar où il découvre une intense activité portuaire, il est surtout étonné de voir les costaux débardeurs de cette région. D’où nous est venu l’expression « cet homme est un malabar ».
 
Dès lors, par ses relations avec Lisbonne, devenu principal importateur des Indes en supplantant Venise, Anvers devint le centre du commerce du diamant en y faisant transiter près de la moitié du diamant brut indien et en en taillant la plus grande partie.
 
Durant un siècle, les Portugais vont être les seuls Européens à se rendre aux Indes par la route du Cap. En 1501, les premiers navires chargés d’épices et de pierres précieuses entre à Anvers et en 1582 est créée la « Guilde des coupeurs de rubis et de diamants ».
 
Mais les guerres, les intrigues politiques, l’intolérance religieuse des Espagnols ne tardèrent pas à ruiner cette situation et dés la fin du 15e siècle, de nombreux tailleurs de diamant et de pierres de couleur quittèrent la ville et s’installèrent à Amsterdam où les avaient précédés nombre de juifs portugais, diamantaires et financiers (principalement des calviniste, luthériens ou protestants), fuyant eux-mêmes leur pays pour échapper aux persécutions religieuses de l’Inquisition.
 
Sans perdre complètement sa tradition diamantaire, Anvers dut pourtant céder la première place à Amsterdam dans le négoce et la taille du diamant. Les Hollandais deviennent une puissance maritime avec « La Compagnie des Indes Orientales » qui croise les mers d’Extrême Orient et rapportant les épices et surtout les diamants qui sont taillés et négocier à Amsterdam.
 
Anvers, où l’Escaut a été fermé par les Hollandais, devient un port fluvial. Au début du 18e siècle des armateurs créent la Compagnies Impériale d’Ostende, mais elle ne connaîtra jamais le succès de la compagnie Hollandaise. L’ouverture de l’Escaut racheté aux Hollandais, ne sera définitivement ouverte qu’en 1863.
 
En avril 1598, Philippe II d’Espagne lègue les Pays Bas à Isabelle et Albert d’Autriche, ainsi commence le « siècle d’or » pour Anvers. Les tailleurs et négociants reprennent l’activité, même Rubens qui est aussi un diplomate réputé, est négociant en diamants, il se fait même voler plusieurs pierres qu’il parvient à retrouver en Italie.
 
Au début du 18e siècle, des mineurs de Villa do Principe en prospection pour l’or, trouvèrent les premiers cristaux de diamants Brésiliens dans les torrents qui sortent de la montagne à Tejuco dans la région qui va devenir « Diamantina ». Ils les envoyèrent à Amsterdam où un contrat d’exclusivité fut signé avec le gouverneur Portugais. En 1730 les terrains diamantifères sont déclarés propriété royale.
 
Entre-temps, Londres devient aussi une place importante, et dépasse les Portugais et Hollandais dans le commerce avec l’Inde et, au XVIIe siècle, devenait à son tour un important centre diamantaire. Malgré la découverte des gisements de diamant au Brésil et la production abondante qui s’ensuivit, l’évolution du commerce diamantaire ne subira pas de changements notables jusqu’à la mise en exploitation des mines d’Afrique du Sud après 1870. Ce fut d’ailleurs pour Londres l’occasion de confirmer sa place comme centre mondial du diamant brut et pour Anvers, celle de reprendre sa place comme centre du diamant taillé car, malgré la longue crise qu’elle avait traversée, quelques tailleries y avaient subsistés. Les années qui suivirent furent marquées par des périodes d’expansion, puis de récession, suivies d’une reprise juste avant la guerre des Boers en 1899 qui entraîna une pénurie de brut. L’expansion qui précéda 1905 s’effondra une fois de plus en 1907.

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