Jules Cornet, géologue de génie et passionné | FR

Il jeta les bases de toute la géologie du Congo. Il fut adjoint à l'expédition Bia-Franqui (1891-1893).
Lors de la création de l’État Indépendant du Congo le roi Léopold II avait deux objectifs principaux : d’une part cartographié le nouvel état, la « terra incognita », e.a. découvrir les sources du Nil et d’autre part combattre les esclavagistes arabes de Zanzibar. « En 1890, le lieutenant-colonel Liebrechts écrit, se place la point culminant des difficultés financières du Roi, dont la fortune personnelle avait été absorbée par son entreprise africaine ». Mais la coupe était versée et il fallait continuer les prospections.

L’expédition traverse ensuite une région riche en minerais de fer. L’aiguille de la boussole est affolée. Cornet s’attarde longuement dans les sédiments ferrugineux. Le 6 juillet Cornet constate que la terre se prêtait partout à la fabrication des briques et que le calcaire était très abondant. En quelques jours il expose les théories générales sur l’érosion continental dans le bassin du Congo. Après multiples aventures parmis des populations soumises au roi M’Siri, qui nous seulement doit soumettre les villages mais aussi combattre les Arabes qui font régulièrement des incursions pour la prise d’esclaves et d’ivoire.
 
Le géologue étudiait le plateau de Lusambo, examinait les grès, les sables, les galets, remontait en pirogue les méandres du Sankuru (rivière où plus tard l’on va trouvé du diamant) déterminait les roches qui se dressaient de plus de cent mètres de haut, dessinait leurs stratifications obliques ou entre-croisées. Le mardi 17 novembre 1891, le commandant Bia d’un coup de sifflet donne le départ vers le Katanga. Cornet a laissé à Lusambo la plus grande partie de ses effets personnels pour faire place à son matériel de travail. Il n’emporte que le strict nécessaire. Mais il entasse dans ses charges : douze crayons, quatre porte-plumes, des boîtes de plumes, du papier de tout genre (calque et millimétré), douze carnets, deux cents sachets à échantillons, boussoles, thermomètres, baromètres, altimètres, hygromètre, loupes, capsules de porcelaine, creusets, tubes de verre, éprouvettes, une caissette de réactifs, etc. et naturellement son marteau de géologue. Après quinze jours de marche le long du Sankuru, le 18 novembre l’on passe à l’autre rive en aval des premiers rapides. La route est dure, fréquemment, il faut franchir des rivières encaissées dans de profonds ravins taillés dans les grès jaunâtres.
 
« Dans toute cette région se présentent de nombreux et importants villages; mais quand on approche s’aperçoit qui’ils sont déserts : pas un être humain, pas un animal domestique, toutes les cases pillées saccagées ; les Arabes sont passé là… Les porteurs, malgré leur fatigue, hâtent le pas et de leurs regards inquiets semblent implorer la protection des Blancs. »
 
Cornet est profondément intéressé par une faille profonde de la rivière Kachimbi, eaux torrentueuses dans une gorge de cent quinze mètres. La caravane doit tailler son chemin à coup de machettes. Puis le paysage se modifie, la foret disparait, les hautes herbes commencent à entraver la marche. Le lendemain matin départ dans un épais brouillard qui remplit la vallée. A tout instant on foule les traces d’ancien campement parsemé d’ossements humains ; un trafiquant arabe s’est arrêté Ià.
 
On passe les rivières à gué, avec parfois de l’eau jusqu’aux épaules, en s’agrippant à une corde tendue d’une rive à l’autre. Après plusieurs jours de marche pénible, Cornet voit poindre pour la première fois les roches d’une série nouvelle. L’on traverse différents territoires, la savanes boisée, parcourue par des buffles, villages et le 31 décembre Cornet note que le sol doit renfermer, cachés par l’épais manteau superficiel, des roches intéressantes, malheureusement le temps presse. La région est dangereuse, la caravane est suivie par des bandes de maraudeurs qui dévalisent les traînards, s’emparent des femmes isolées et ont même abattu quelques soldats. L’on rentre dans les territoires du despote M’Siri et l’on apprend qu’une expédition anglaise organisée par Cécile Rhodes se dirige aussi vers le Katanga. Cornet continu malgré les aventures périlleuses et fait des découvertes importantes ; dans les monts Kundellungu et les salines de Moashia. Le 1er juillet le géologue étudie les salines dont il dresse une série de coupes détaillées et détermine la flore et la faune, traverse la rivière Lupweshi et fait l’exploration des chutes de Mwadingusha qui s’appelleront plus tard « Chute Cornet » qui alimentera la formidable centrale électrique de Sogéfor.

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